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Le blog de Georges-Pierre Tonnelier
« L'idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L'antiracisme sera au 21ème siècle ce qu'a été le communisme au 20ème siècle. »
(Alain Finkielkraut, philosophe et politologue français)
Un vent favorable nous a communiqué la liste PS “idéale” bruxelloise qui sera soumise aux électeurs en 2014.
Sur les 72 candidats, 27 sont “issus de la diversité”. Au total, cela fait 37,5 % des postulants.
Autrement dit : un pan de la population bruxelloise qui se voit surreprésenté par la grâce des Vervoort (président du PS bruxellois) et de Philippe Moureaux (le vieillard à la toiture ondulée de
Molenbeek).
Voici quelques noms relevés dans cette liste encore tenue secrète (nous avons mentionné entre parenthèses leur place dans ladite liste) : Emir Kir (n° 3), Fadila Laanan (n° 7), Mohammed Daïf (8),
Sfia Bouarfa (10), Rachid Madrane (13), Jamal Ikazban (19), Fatiha Saïdi (20), Nadia El Yousfi (22), Mohammed Azzouzi (25), Ahmed El Ktibi (27), Souad Razzouk (28), Emin Ozkara (29), Abdallah
Boustani (35), Yasmina Nekhoul (42), Mohamed Errazi (43), Mohamed Lahlali (45), Mounir Laarissi (47), Ahmed Laaouej (51), Myriem Amrani (54), Ibrahim Dönmez (55), Ahmed Ouartassi (55), Ahmet
Gjanaj (59), Hava Ardiclik (61), Abobakr Bouhjar (63), Mado Mfuni Lukanda (65), Talbia Belhouari (67) et Mohamed Ouriaghli (70).
A priori, la présence de prétendants aux noms exotiques ne devrait déranger personne… si on pouvait s’assurer de la compétence de ces accros à la politique et de leur désir de défendre l’intérêt
de tous les Bruxellois et non pas seulement ceux d’une communauté bien précise. D’emblée, relevons l’hypocrisie de cette liste. Sauf au jeu des éventuelles voix de préférence, la plupart de ces
candidats se retrouvent en position inéligible. Ils ne servent donc qu’à donner un signal : “le PS est l’ami de la communauté musulmane”.
Une liste raciste ?
Le nombre de 27 représentants d’une communauté, sur un total de 72 candidats, ne représente en rien la réalité sociopolitique bruxelloise. Cette préférence ethnique exclut donc une partie
de la population de la capitale. Si cela ne relève pas du racisme, il faudra nous expliquer…
La seule excuse de cette bousculade “multiculturelle” (on devrait dire “monoculturelle”) sur la liste régionale PS tiendrait dans l’excellence de tous ces candidats. Et dans leur souci du bien
commun, au travers du respect des lois belges.
On peut en douter.
Quand on connaît le négationnisme du génocide arménien par Emir Kir et son insistance pour placer des containers destinés à recueillir les carcasses de moutons, illégalement égorgés pendant les
fêtes musulmanes du sacrifice (en contradiction formelle avec les lois, ordonnances et décrets de notre pays), il y a de quoi se poser des questions.
Quand on sait que les élus “multiculturels” du PS mènent un forcing effréné pour imposer le port du voile dans les écoles et les administrations publiques ; quand on sait que la plupart d’entre
eux bloquent l’adoption de textes condamnant le génocide arménien ; quand on sait qu’ils animent l’agitation anti-israélienne, qu’ils font financer par l’argent public au travers d’asbl
disparaissant une fois les subsides dépensés ; quand on sait qu’ils militent contre le renvoi de Chichah, honte de l’ULB ; quand certains d’entre eux font voter des budgets pour permettre à Tariq
Ramadan de venir faire de l’agit-prop dans les mosquées à Bruxelles ; quand on découvre que, ces 5 dernières années, la majorité des élus “multiculturels” n’ont pas posé le moindre geste
politique, sauf à réclamer le boycott d’Israël et des motions de soutien au Hamas palestinien – bref, quand on sait tout cela (et bien d’autres choses), on ne peut que se demander ce qui arrive à
notre pauvre ville de Bruxelles…
UBU PAN • N° 3502 • 23 février 2012 page 3
Voir aussi : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_bienvenue-en-palestine-deux-belges-portent-plainte-contre-israel?id=7403553
Marine Le Pen a décidé de s’opposer à l’utilisation du sigle FN et de la flamme tricolore en Belgique. Elle se base pour ce faire sur la possession, récemment acquise par voie judiciaire, de la marque commerciale du même nom dans notre pays. Il ne m’appartient pas de commenter publiquement cette décision autrement que par ce qui suit.
Après avoir pris officiellement des distances avec le FN belge en 2008, tout en soutenant le développement d’une alternative de qualité, j’avais à nouveau accepté des fonctions au sein de ce parti en raison de l’adhésion au projet de Marine Le Pen, (que j’avais soutenue dès avant son élection à la présidence du FN français) qui se caractérise par la dé-diabolisation et par le rejet de tout ce qui est national-socialisme, antisémitisme et racisme primaire. Marine Le Pen voulait faire du FN un parti de droite respectable et en cela, je la suivais à 100%.
Pour être acceptable à mes yeux, un projet politique doit être démocratique, humain, et crédible. Cela ne veut pas dire que l’on ne puisse pas refuser l’immigration, combattre l’islamisation ou l’incompétence des politiciens en place, mais en tout cas que l’on ne doit pas verser dans l’extrémisme radical.
C’était aussi le projet de feu Charles Pire avec lequel Marine Le Pen avait signé une convention d’usage du sigle FN.
J’avais adhéré à ce projet mais puisque celui-ci s’éteint en Belgique, de part la volonté de son auteur, je ne vois plus de raison de s’acharner à vouloir le défendre à tout prix si telle n’est plus sa volonté.
Cela dit, il faut donc acter et respecter la décision, irrévocable, de Marine Le Pen, et en ce qui me concerne, c’est le cas : l’aventure du FN en Belgique est terminée.